Coronavirus : Paris se masque en pleine vague de chaleur caniculaire

Walaa Al-Assrah Mardi 11 Août 2020-16:56:01 Actualités Internationales
 Paris se masque en pleine vague de chaleur caniculaire
Paris se masque en pleine vague de chaleur caniculaire

Après Bruxelles et Madrid, le port du masque est devenu obligatoire dès 08h00 hier lundi dans certains quartiers très fréquentés de Paris où la stricte application de cette mesure de lutte contre le coronavirus pourrait se heurter à la vague de chaleur caniculaire en cours, selon l’AFP. Berges de la Seine, hauteurs de Montmartre, rue Mouffetard: il ne sera désormais plus possible de flâner à visage découvert dans certaines zones touristiques et grandes rues commerçantes de la capitale française, et de certaines villes d’Ile-de-France. Prévue pour une durée d’un mois renouvelable, cette mesure doit permettre selon les autorités sanitaires d’enrayer un rebond du virus qui fait craindre une deuxième vague de l’épidémie aux effets potentiellement dévastateurs pour l’économie tricolore.

La tâche s’annonce toutefois délicate au vu des scènes observées ces dernières 48 heures dans plusieurs pays européens, assommés par des températures dépassant les 35°C, où de nombreux estivants ont ignoré les mesures sanitaires recommandées. En rendant le port du masque obligatoire, Paris emboîte le pas d’autres villes françaises à l’image de Nice, Marseille ou encore Lille, mais également d’autres pays comme la région de Madrid en Espagne, la Belgique ou encore la Roumanie qui depuis fin juillet ont musclé leurs mesures sanitaires.

La journée d’hier lundi était également marquée par la réouverture des restaurants, cinémas et transports publics au Pakistan et par la rentrée scolaire à Berlin, où élèves et enseignants devaient porter le masque, à l’exception des salles de classe et cours de récréation.  Aux Etats-Unis, où le débat autour de la question du port du masque continue de faire rage et de diviser les Américains comme la classe politique à trois mois de l’élection présidentielle, l’épidémie continue sa progression meurtrière. Selon le décompte de l’Université Johns Hopkins, qui fait référence, la première puissance économique mondiale est de loin la plus touchée avec plus de 162.000 morts et a franchi dimanche la barre des cinq millions de cas officiels de contamination. Au Brésil, deuxième pays le plus touché au monde, le seuil des 100.000 morts a été passé dimanche, déclenchant sur les réseaux sociaux une vague de messages de solidarité envers les familles endeuillées mêlées à des critiques acerbes du gouvernement.

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